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Les océans, catastrophe naturelle en perspective ?

schéma de la circulation thermohaline

schéma de la circulation thermohaline

Si les études environnementales sont compliquées, la science de l’eau et de l’ocean est bien méconnue.
Même s’il est bien évident et d’ore et déjà prouvé que le changement climatique a des impacts sur les oéans ( réchauffement, montée des eaux, augmentation de l’acidité,…), aucun scientifique n’est réellement capable de dire si ces phénomènes vont se perpétuer, et auquel cas, quelles pourraient être les conséquences.

Voilà pourquoi certains scientifiques appellent à la prudence.
C’est le cas d’Anny Cazenave, du laboratoire d’études en géophysique et océanographie spatiales LEGOS et de Carl Wunsch, du Massachusetts Institute of Technology (MIT) de Cambridge (Etats-Unis), qui étaient réunis jeudi 22 janvier à l’Institut océanographique de Paris pour une conférence.

carte des principaux courants océaniques superficiels

carte des principaux courants océaniques superficiels

 

Océans et climat.

Les études portées sur les océans ont quand même permis aux scientifiques de tirer des chiffres, ainsi les océans représentent 300 fois la masse de l’atmosphère. Leur capacité de stockage de chaleur est 1.200 fois plus grande et leur capacité de stockage de carbone 70 fois supérieure. Les océans contiendraient 80 % de la chaleur du système climatique.

Voilà pourquoi l’évolution de l’état de l’eau est un des soucis majeur lorsque l’on parle de changement climatique.

      Pourtant la science lance un appel à la prudence.
Par exemple, la circulation des océans, qui influe sur le climat et l’environnement terrestre, est complexe et « souvent trop simplifiée par les observateurs », selon Carl Wunsch. « Nous avons encore une méconnaissance de comment le système fonctionne, mais surtout de comment il peut changer et des conséquences d’un tel changement. Certaines simulations prévoient un changement de circulation des océans, notamment au Gulf Stream (Atlantique nord) ou au Kuroshio (Pacifique nord), il faut rester prudent. Ce que l’on sait, c’est que contrairement à l’atmosphère, l’océan a une longue mémoire. Il peut réagir à des perturbations vieilles de plusieurs milliers d’années. « 
S’il est difficile d’appréhender les événements futurs, les scientifiques constatent néanmoins des changements aujourd’hui : « la relation entre la hausse du niveau de la mer et le changement climatique est mise en avant par de nombreux scientifiques. Cependant ceux-ci ne peuvent en donner clairement les causes et les conséquences. »

 

Hausse du niveau de la mer

Malgré l’affirmation que l’élévation du niveau de la mer est de 2.4mm / an ( 1.7 mm/ an sur les 50 dernières années) et le lien entre cette hausse et celle des températures partout autour du globe, l’issue de la situation est impossible a prédire.

Cette hausse a été, jusqu’à 2003, causée par le réchauffement des océans (à hauteur de 50%), la fonte des glaces terrestre (30%), ainsi qu’à la fonte des calots polaires et à la contribution des eaux continentales.
Mais depuis 2003, celà semble avoir évolué. « L’océan ne se réchauffe plus vraiment, et pourtant, le niveau continu à monté. La fonte des glaces contribuerait alors à 80% à ce phénomène. »

Mais ces phénomènes et variations sont difficilement appréhendables.

« Les gouvernements, la société, attendent des réponses claires, précises. Or la science aujourd’hui n’est pas en mesure de les apporter, analyse Carl Wunsh. Ce que nous savons, c’est que le niveau des eaux monte, que l’océan s’acidifie et que le stockage de carbone par les océans évolue. Quelles seront les conséquences de ces phénomènes ? Nous ne pouvons pas le dire précisément. Il y a des risques mais nous ne savons pas lesquels. Néanmoins dans les années à venir, il faudra apporter une attention particulière aux populations qui vivent près des côtes mais aussi à la ressource eau douce. »

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