PHYSALIA, le nouveau projet de Vincent Callebaut

Vous le savez si vous suivez notre site depuis quelques temps, nous apprécions beaucoup Vincent Callebaut.
Nous vous avions déjà parler de lui lors de ses projets « DRAGONFLY » et « ANTI-SMOG ».

La nouvelle idée de M. Callebaut, « PHYSALIA« , est une station d’épuration flottante, dédiée également à la recherche scientifique.
Arpentant les mers et fleuves du monde, le navire ne rejette ni souffre ni CO².

Découvrez le projet, en détail, dans la suite !

Vincent Callebaut est depuis longtemps investi dans la maitrise de l’énergie et le respect de l’environnement.
Via ses bâtiments et divers projets, il nous transmet un message clair :
Les bâtiments qui nous entourent doivent interagir avec leur (notre) environnement, et ne pas se contenter de satisfaire nos simples gouts esthétiques.

Pour reprendre ses mots, Vincent Callebaut caractérise le Physalia comme « un vaisseau amphibien, mi aquatique et mi-terrestre, une agora flottante qui a non seulement pour objectif à l’échelle géopolitique de conjuguer écologie et économie d’eau, mais aussi à l’échelle européenne d’élaborer des solutions stratégiques pour dynamiser le réseau fluvial ».

Tel un laboratoire, le Physalia effectuera des recherches dans différents secteurs de l’eau :
consommation d’eau : récupération des eaux de pluies, adoucissement de l’eau de mer, économies d’eau…
engagement politique et social : promotion des voies navigables, amélioration de la performance environnementale, investissement social dans le capital humain.

ARCHITECTURE :
UN PNEUMATOPHORE AQUATIQUE EPURANT LES FLEUVES ET CANAUX !


Pneumatophore : Un pneumatophore est une structure qui contient de l’air. Sa fonction est  d’apporter de l’oxygène aux racines immergées (…). Physalia physalis est une variété de pneumatophores.

On comprend ainsi l’inspiration de la structure.
Comme le Physalia physalis le PHYSALIA est translucide, et pourrait se confondre avec une goutte d’eau.

Le toit du Physalia est équipé d’une membrane recouverte de cellules photovoltaïques amorphes (qui ont l’avantage d’être souples, malgré une rendement médiocre), tandis que l’eau entraine la rotation d’une batteries d’hydroliennes.

La structure du navire, en acier multicoque, est recouverte d’une couche de TiO2 (forme anastase), qui a pour effet, via son contact avec l’eau, de décomposer et détruire la pollution présente dans les mers (très partiellement, il est vrai).

Toutes ces installations font que le Physalia parvient a être énergétiquement positif (produit plus d’énergie qu’il en consomme).


4 JARDINS THÉMATIQUES :

Comme nous l’avons dit, le Physalia est aussi ludique, et un assemblage de 4 jardins ayant chacun un thème propre permet une symbiose finale.
Voici les jardins tel que Callebaut les imagine :

« Le jardin « Eau » : marque l’entrée principale de la Physalie entre les quais d’accostage et le parvis. Une grande plateforme en verre est en suspension au dessus de la surface de l’eau reflétant ainsi sur la voûte intérieure la causticité des flots. Cet espace de réception dédié aux expositions temporaires vibre sous l’apesanteur et danse sous les reflets de la lumière. Les façades de ce véritable balcon aquatique peuvent aussi s’ouvrir totalement sur le paysage fluvial et laisser respirer l’espace vers l’extérieur caressé par la brise fluviale.

Le jardin « Terre » : constitue le cœur du laboratoire dédié aux chercheurs internationaux qui analysent l’écosystème aquatique traversé par le bateau. Au dessus de cette salle panoramique se dresse une voute végétale, métaphore fertile de la terre filtrant les eaux de pluies. Cette voûte dessine un paysage suspendu qui s’enroule autour d’un anneau central de postes de travail et d’analyse moléculaire.

Le jardin « Feu » : est un salon sous-marin, confiné et protecteur, véritablement hors du temps. Les moelleux fauteuils de détente y encerclent une grande timbale de feu flambant dans la coque ignifugée du navire. On se croirait dans un cockpit subaquatique aux reflets d’or délicats. On y accède naturellement depuis une rampe douce et circulaire qui se déploie sous la voûte végétale autour des flammes. On peut y admirer la ligne de flottaison dansant sous ses volutes sinusoïdales ainsi que la faune et la flore du milieu à travers les deux hublots de verres panoramiques. C’est un espace dédié aux expositions permanentes sur les écosystèmes aquatiques.

Le jardin « Air » : est un espace d’oxygène et de lumière qui se déploie sous une lentille pneumatophore. En effet, c’est sous un épi oblong de coussins pneumatiques et photovoltaïques que vient s’organiser en gradins cet amphithéâtre écologique ouvert vers le paysage extérieur, vers les villes. Au centre, on retrouve le cigle «H2O», extrudé sous forme d’un bar à eau circulaire et rotatif comme une scène de théâtre. C’est le lieu de rencontre et de débat par excellence, c’est un véritable forum citoyen où l’on se retrouve pour réinventer le monde et établir les stratégies écolo-politiques de demain ! »

ANNEXES:

Je vous invite à visiter le très bon site de Vincent Callebaut où ses projets sont présentés :
http://vincent.callebaut.org/

Vous pouvez aussi lire l’article d’A slower blog sur l’infrastructure DragonFly
https://slowest.wordpress.com/2009/05/14/projet-dragonfly-par-vincent-callebaut/

Ainsi que l’article sur l’Anti-Smog, purificateur d’air installé en plein Paris
https://slowest.wordpress.com/2008/11/23/anti-smog/

Julien C.

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4 Commentaires

Classé dans projets, Urbanisme

4 réponses à “PHYSALIA, le nouveau projet de Vincent Callebaut

  1. martina

    merveille!!! tres beau!!!

  2. Pingback: HYDROGENASE, le dernier projet de l’architecte Vincent Callebaut. « A Slower Blog

  3. alix

    Bonjour,

    je suis tombée par hasard sur les projets de cet architecte qui sont tout simplement une bouffée d’oxygène dans le pessimisme ambiant…mais je n’arrive pas à savoir si l’un d’eux au moins a déjà été réalisé? techniquement et économiquement je me pose bcp de questions sur la réalisation, j’aurais aimé plus d’infos…
    par exemple celui sur les Lilypads, l’idée de les utiliser pour les futurs réfugiés climatiques est très bonne, mais économiquement peu viable non?…

    • Bonjour Alix.
      Vincent Callebaut est un visionnaire, les projets présentés sur notre site sont bien entendu « imaginaires ».
      Hyper-créatifs et ambitieux, ces projets n’en restent pas moins inimaginables.
      Premièrement techniquement, ceux-ci font la plupart du temps appel à des technologies ou architectures qui sont (pour le moment) extravagantes,
      je fais notamment référence à l’Hydrogénase.

      Économiquement en plus, ces projets, si les technologies existaient, nécessiteraient évidemment un budget pharaonique.

      Ceci dis, Vincent Callebaut reste un architecte que j’adore, qui a le don de nous faire rêver et de proposer des solutions complètes aux problèmes sociaux ou environnementaux.

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