La définition du graffiti se résume pour beaucoup à un vulgaire aplat de peinture sur un environnement urbain.
A contre-courant de ce mouvement, une poignée de street-artists (Moose, Jesse Graves, ou encore Anna Garforth) crée un art écologique.
Découvrez dans la suite ces peintures à bases de terre, de mousse, voir même de nettoyage…

Jesse Graves

Paul "Moose" Curtis

Anna Garforth
PRÉSENTATION
S’il y a des arts dont l’évolution a été pertinente, le graffiti en est forcément.
A l’instar du rap et des autres pratiques qui constituent le Hip-Hop, le graffiti est désormais arrivé à un stade plus que mature (nombreux styles et variances, marketing, stars & idoles, implantation partout dans le monde, …).
Le style le plus pertinent depuis bien longtemps est selon moi celui du "reverse graffiti".
Inventé il y a maintenant plusieurs années, cette pratique arrive a préservé le sens du graffiti, tout en apportant la notion d’environnement, de respect de la nature, et de climat.
PAUL "MOOSE" CURTIS
Paul Curtis, alias Moose, possède une technique des plus simples, et pourtant celle-ci représente l’antithèse de la peinture.
Au lieu d’apposer sa couche de couleur, Moose, nettoie les murs noircis des tunnels. Cela à l’aide d’eau, d’une brosse à chaussures, et d’huile de coude (à l’exception de grosses pièces, cf la vidéo).
Travaillant de temps à autres pour des publicités (= rémunérations), Moose est originaire de Leeds.

JESSE GRAVES – Mud Stencil
Jesse graves est un artiste basé dans le Wisconsin (US).
Son approche se rapproche plus de ce qu’est pour nous le graffiti.
Le produit appliqué n’est plus de la peinture, c’est ici de la terre
-Mud en anglais, stencil signifiant pochoir-.
Cette terre est donc appliquée sur les différents supports à l’aide de pochoirs en bois, préalablement réalisés.
Véhiculant des messages écologiques (vélos, végétaux, animaux) ou engagés (bouteilles d’huile entre autre), la terre représente le médium le plus écologique selon Jesse.
Sur le site de l’artiste, vous pourrez découvrir ses méthodes de travail et ainsi participer vous même au mouvement.


"Mossenger" par Anna Garforth


Troisième et dernière technique proposée dans cette article.
Pour son travail "Mossenger", datant de 2008, Anna Garforth a utilisé de la mousse végétale pour faire passer ses messages.
Pied de nez, ou clin d’œil au graffiti, l’œuvre n’est donc plus victime de l’environnement.
Elle vit, et même, fait l’environnement.
Au fur et a mesure que la mousse grandit, la phrase s’étoffe et s’anime, jusqu’à se noyer sur son propre support.

Pour en savoir plus :
Si cet article vous a intéressé, je vous invite à visiter les sites des différents artistes :
- Le projet ReverseGraffiti, par Paul Curtis, aka Moose : ici
- Le site de Jesse Graves, MudStencil : ici
- Le site d’Anna Garforth : ici
- Le site d’Alexandre Orion (non présenté dans l’article) : ici
- La page YouTube du reverse graffiti : ici
Julien CORDELLE




Ping: Reverse graffiti en Afrique du Sud. « A Slower Blog